Mercredi 2 septembre 2009 3 02 /09 /Sep /2009 14:18

Izabal l'enfant-oiseau 

Pour ses douze ans, Izàbal reçoit un ocarina. La douce mélodie de l'instrument devient voix pour celle qui n'en a pas, une voix magique qui subjugue les oiseaux. Etrange pouvoir, fascinant pouvoir, qui n’est pas sans attiser les convoitises.

 

 

Longtemps ils montent dans la forêt, sur la sente abrupte, jusqu'aux lieux élevés où nichent les quetzals. Puis, tandis que les chasseurs grimpent dans les arbres ou se terrent à l’abri des rochers, Xul prie Izàbal de jouer. (…) « Joue ! » siffle Xul d’une voix gonflée de colère. Izàbal secoue la tête obstinément. Xul lui empoigne les cheveux et la soulève du sol. Il brandit un poignard de silex. « Joue donc ! » Le cœur d’Izàbal bat violement. Dans son regard, à nouveau, flamboie le rouge ; des ombres passent. Elle sent la haine et la mort ondoyer autour d’elle. Hébétée, elle se met à jouer, le visage noyé de larmes.

 

Aussitôt les quetzals surgissent des hautes branches. Leurs queues immenses parées de plumes vertes s’agitent comme des herbes dans le vent. Ils sont graciles, légers. L’un après l’autre, ils se posent. Pétrifiées par le chant de l’ocarina. (…) C’est alors que les chasseurs se débusquent et criblent de flèches leurs proies. Chaque trait fait mouche. L’herbe est jonchée d’un amas de corps foudroyés, inertes. Des hommes arrachent une à une les longues plumes vertes de la queue, qu’on range soigneusement dans des sacs de peau. Puis la caravane redescend dans la vallée. (…)

 

Livide, Izàbal, marche à l’arrière, escortée d’un chasseur. Son cœur est rempli d’effroi. (…) Xul l’enferme dans une cellule. Elle n’en sortira plus que pour la traque des quetzals. Xul est déjà riche. Izàbal va faire de lui l’homme le plus puissant de la cité. Plus puissant même que le roi.


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Mercredi 2 septembre 2009 3 02 /09 /Sep /2009 14:11

 

Depuis la disparition de leurs parents, Saturnino et Luzia survivent comme ils le peuvent. Suite à une altercation avec la milice, ils rencontrent un ancien chef d'orchestre. Ce dernier leur propose d'intégrer une école de musique. Une opportunité inespérée pour ces gamins des rues.

 

 

Il a allumé une cigarette et m’a soufflé a fumée en plein visage. J’étais glacé de trouille. (…)

 

- Tu vois, dans ce pays, on est quelques uns à se dire que l’air serait plus pur et le paysage plus beau sans les loqueteux, les pouilleux et les pilluelos dans ton genre. Vous puez la crasse et vous emmerdez les honnêtes gens, à mendier dans les rues comme vous le faites. Il suffirait de pas grand-chose, tu sais… Que je mette un silencieux, là, par exemple… Et pouf ! Personne ne s’apercevrait de rien. On te retrouverait demain. Ou peut-être jamais. Règlement de compte entre petites frappes. Affaire classée et bon débarras !

 

Je claquais des dents. Je repensais à Vargas et Oscar. C’est comme ça qu’ils avaient fini, j’en étais sûr. J’ai aussi repensé à p’pa. Pour lui aussi, les choses s’étaient peut-être passées de la même façon, sur cette petite route perdue du côté de San Angelo. Personne n’en saurait rien.

Il a armé son flingue avec un claquement sec et il l’a dirigé sur moi. Une vague de chaleur humide a dégouliné le long de mes jambes. Je pissais dans mon pantalon. Le sergent a eu un sourire. Sa torche a éclairé la tâche sombre qui s’étalait sur le tissu crasseux pendant que les autres riaient. Il a effleuré ma joue du canon de l’arme.

 

- Tu vois… Ce serait très simple. Mais tu sais pourquoi je ne vais rien te faire ?

 

J’ai secoué la tête.

 

- Pour que tu es peur, ladronito. Simplement que tu es peur. Pour que tu en pisses de trouille comme tu viens de le faire.


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Samedi 27 juin 2009 6 27 /06 /Juin /2009 16:55

  Le rapporteur :

Brèves


29/07/2009. Dans trois jours le prochain club lecture... J'ai intérêt à rédiger cette brève rapidement. Mais que dire ?

Déjà, à cause de la bourse aux minéraux, nous étions très, très, très peu nombreux. Mais du coup, l'ambiance était particulièrement calme... On présentait les livres de façon très libre, sans suivre les fiches. Et pour une fois, ce ne fut pas la cohue au moment de choisir ! Enfin, après un délai de réflexion, je fus désigné à l'unanimité raporteur de la séance.

Et cette fois ! On a fini a 18h !!!!


(Grand manitou : Cela ne se bouscule pas au portillon aujourd'hui... Qu'importe. En avant mauvaise troupe, direction l'Afrique ! // Le fantôme de la médiathèque : Oui chef. Bien chef. )

De la malice de monsieur araignée d’Anne Luxureau à l’arbre qui parle de Do Spillers, ils courent, ils courent les contes à travers la savane. Deux titres pleins de malice et de sagesse, pour amorcer ce voyage au cœur de l’Afrique, tam-tam battant.

 

Ca tombe bien, car il nous en faudra, de la joie et la bonne humeur, pour affronter les pages les plus noires de ce continent. Sida, apartheid, guerre…

Ceux qui veulent en savoir plus, peuvent se référer aux titres de la collection (J’accuse) aux éditions Syros, notamment les petits soldats de Reine-Marguerite Bayle. Sans oublier le roman de Bertrand Solet, deux copines ont disparu sur le thème du mariage forcé. Ou encore les destins croisés des personnages de 11h47 : bus 9 pour Jérusalem. Une histoire de Pnina Moed Kass sur le conflit Israëlo-Palestinien (pour faire court). (Kiro le pirate : Ca a l'air sympa...)

 

Bien que traitant de sujets durs, ces ouvrages ont leur part de lumière. Les auteurs y dressent le portrait de l’humanité, dans ce qu’elle a de pire mais aussi de meilleure : l’entraide, la tolérance, la soif de justice, la curiosité… Alors tout devient possible, même s’aimer dans un pays en ruine. Telle est l’histoire de Pierre et d’Alia. Il est libanais et chrétien. Elle palestinienne et musulmane. Ils sont les colombes du Liban. Un roman de Michèle Lagabrielle.

 

(Grand manitou : Personne n'a senti comme un courant d'air ? // Kiro le pirate : Non. // Le fantôme de la mediathèque : Non.)

Beaucoup de lumière habite également les ombres de Ghadamès. Joëlle Stolz, l’auteur, nous emmène aux confins de la Libye, au cœur de la vie des femmes musulmanes.

 

A en croire les histoires, la clé de la réussite appartient à ceux qui ont une volonté de fer. Ceux-là seront faire fi des difficultés pour atteindre leur but. Qu’en sera-t-il pour Bandian ? Réponse dans le ballon d’or d’Yves Pinguilly.  Un livre présenté par Tatianna.


(Grand manitou : Vous êtes sûr ? // Kiro le pirate : Oui. // Le fantôme de la mediathèque : Oui.) 


Pour finir, petit tour en Egypte avec Papyrus et Rami. Mon premier vit un tas d’aventures à l’époque des pharaons sous le crayon de De Gieter. Mon second court à la recherche de trésors archéologiques en compagnie de Katia Sabet.

Deux séries dont la médiathèque possède plusieurs tomes. Voir au rayon BD pour la première : Papyrus. Voir au rayon romans pour la seconde : Les sortilèges du Nil.

 

 

Bon voyage !

(Kiro le pirate : Alors, moi, je prends ça, ça et ça // Le Fantôme de la médiathèque : Et moi ça...)


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Samedi 27 juin 2009 6 27 /06 /Juin /2009 16:46

Monsieur Araignée est de fort méchante humeur : il n'a plus rien à manger. Contre toute attente, il invite pourtant les animaux de la jungle à venir chez lui.

 

Araignée est allé au devant d’Hyène avec des paroles aimables. « Comment vas tu ce matin, as-tu passé une bonne nuit, es-tu en bonne santé ? » (…) Tous deux sont sur la natte à parler quand ils entendent le feulement de Léopard près de l’enclos.

« Entends-tu, Hyène ? C’est la voix de Léopard. (…) S’il te voit, il risque de te tuer. J’ai mon idée, va te cacher dans cette petite case là bas pendant que je l’accueille et n’en sors pas avant son départ ! »

Hyène trouve l’idée fort bonne et entre vite dans la petite case.

 

Elle y trouve Chien…

Le tue et le mange.

 

Pendant ce temps, Araignée accueille Léopard, lui demande fort courtoisement des nouvelles de sa santé, de sa famille, de son travail. Ils sont là, détendus, à deviser lorsque Lion rugit le plus aimablement qu’il peut à la porte de l’enclos. (…) « Léopard, il n’y a pas une minute à perdre ! Vite, cache toi dans cette petite case, là, jusqu'à son départ. Dépêche toi ! »

 

Léopard, qui craint Lion, se précipite dans la case.

 

Il y trouve Hyène…


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Samedi 27 juin 2009 6 27 /06 /Juin /2009 16:44

L'arbre qui parle

Le plus vieil arbre de la savane dépérit. Sous son écorce, il abritait toute la sagesse de l'Afrique. Afin que sa mémoire ne soit pas à jamais perdue, un petit homme décide de fabriquer un tam-tam plus sonore et plus grand qu’aucun autre tam-tam.

 

Plein de courage, il se remit donc au travail, et ce qui restait du tam-tam fut bientôt retaillé en djembé. (Djembé est le nom qu’on donne en Afrique à cette sorte de tambour.) Mais le petit homme s’aperçut qu’il lui manquait la peau de chèvre à tendre sur son tambour.

Il s’en fut donc à la recherche du troupeau de chèvres. La fille qui gardait les bêtes était jeune encore, presque une enfant, et le petit homme se dit que ce serait plus facile avec elle.

 

L’homme : - Bonjour, dit-il à l’enfant.

Fille :         - Bonjour, répondit la fille. C’est toi qui donnes du bois à tout le monde en échange d’un outil ou d’un peu de feu ?

L’homme : - Oui, enfin… commença le petit homme.

Fille :         - Que veux-tu de moi ? interrompit l’enfant

L’homme : - Une peau de chèvre, simplement, une de celle qui traînent là bas. Mais je n’ai plus de bois à donner.

Fille :         - C’est dommage, fit la fille. Justement j’aurais eu besoin d’un peu de bois moi aussi…


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