Mercredi 2 septembre 2009 3 02 /09 /Sep /2009 15:20

 Le passage, la morsure du lézard

N’ayant pu prouver son innocence, Stanley se retrouve en camp de redressement. Entre la prison et le lac vert, Stanley  pensait avoir choisi le moindre mal… Rien n’est moins sûr.

 

 

Il n’y a pas de lac au Camp du lac vert. Autrefois, il y en avait un, le plus grand lac du Texas. C’était il y a plus de cent ans. Maintenant, ce n’est plus qu’une terre sèche, plate, désolée. (…) En été, dans la journée, la température tourne autour de trente-cinq degrés à l’ombre – quand on trouve. Les grands lacs asséchés n’offrent pas beaucoup d’ombre.

 

Les seuls arbres des environs sont deux vieux chênes plantés sur la rive du « lac ». Un hamac est accroché entre les deux troncs et on voit une cabane en rondins un peu plus loin. Les campeurs n’ont pas le droit de s’allonger dans le hamac. Il appartient au directeur. L’ombre est sa propriété exclusive.

 

Sur le lac, les serpents à sonnette et les scorpions trouvent de l’ombre sous les rochers et dans les trous que creusent les campeurs. (…) Être mordu par un serpent à sonnette ou piqué par un scorpion n’est pas la pire des choses qui puisse vous arriver. On n’en meurt pas. En principe. Parfois, un campeur essaie de se faire piquer par un scorpion ou même mordre par un petit serpent à sonnette. Comme ça, il passera un ou deux jours à se reposer dans sa tente au lieu d’être obligé de creuser des trous. (..)

 

Le lecteur se demande sans doute : qui donc aurait l’envie d’aller faire un séjour au Camp du lac vert ? Mais la plupart des pensionnaires n’ont pas le choix !


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Commentaires

Cette histoire commençait bien mal pour Stanley… Faut dire que quand on est l’arrière arrière arrière petit fils d’un ‘‘horrible-abominable-voleur-de-cochon’’ et qu’une ancestrale malédiction pèse sur vous, rien n’est gagné d’avance. Seulement les Yelnats sont également d’incurables optimistes qui, quelles que soient les circonstances, garde espoir. Alors, bon gré, mal gré, voici le gamin parti purger sa peine pour un crime qu’il n’a pas commis. Certes, il ne s’attendait pas à des vacances (même s’il l’espérait un peu), mais pas non plus à vivre une telle aventure ! Il en ressortira grandit (au sens propre comme au figuré). Un roman initiatique qui nous dit aussi que du pire peut naître le meilleur et qu’il ne faut jamais, jamais, abandonner. Une lecture jubilatoire ! (Anne-Gaëlle. 28 ans)
Commentaire n°1 posté par Lecteurs en délire le 02/09/2009 à 16h31

Par Lecteurs en délire
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